La pleine conscience… Et Paulette

Publié par Iris le

Le jour où j’ai rencontré Paulette, j’étais assise à la table du bistro. Dans un coin, près d’un radiateur je sirottais mon café en observant les gens, et c’est là que je l’ai vu arriver… Paulette… Paulette, malgré son prénom n’était pas de celles, qui semblaient avoir déjà bien vécues. Non, elle était tout le contraire. Elle semblait jeune jolie, pourtant…

Derrière son minois, ses tâches de rousseurs et ses jolies boucles chatains, Paulette gardait quelque chose de particulier. Elle avait cet air, un air arboré de tous et qui rend le visage austère.

Elle avancait dans le bistro tête baissée, marmonnant des mots incompréhensibles, et là patatra! C’est la goutte de café qui fait déborder les rêveries! La voilà qui bouscule le serveur et qui reçoit sur sa jolie robe bleue, repassée, une flaque de cappuccino tout juste chauffée.

Oh non, mon Dieu ! s’écria-t-elle

Paulette venait d’atterir… dans le bistro, celui-là même qu’elle foulait de ses beaux souliers depuis quelques minutes, déjà…

 

Tu aimerais  bien savoir la suite?

Je ne sais pas si je vais la raconter… C’est un peu gênant..

Bon, ok, je te raconterai mais avant, revenons à nos moutons…

Pas ceux que l’on compte avant de s’endormir, mais le sujet de cet article: la pleine conscience.

 

La pleine conscience c’est quoi? C’est positionner sa conscience sur son environnement extérieur et intérieur, avoir pleinement conscience de ce qu’il se passe à l’extérieur de soi, mais aussi à l’intérieur de soi.

J’aimerai bien te dire que la pleine conscience est inutile, que l’on se passerait bien d’une énième méthode pour aller mieux, être plus épanoui dans sa vie etc…

Dans cet article j’ai vraiment, vraiment l’envie de te louer les avantages de cette pratique qui m’a fait vivre la vie, d’une toute autre façon. Pour aller au plus simple: c’est grâce à la pleine conscience, que la vie a une toute autre saveur.

Car la pleine conscience c’est entrer en communication avec la vie.

La vie en soi, mais aussi la vie à l’extérieur de soi, ce qu’il se passe dans notre maison, dans le quartier etc…

Quels rapports avec Paulette? 

Paulette est l’exemple parfait de la personne qui n’est pas dans la pleine conscience. Elle est particulièrement dans la pleine lune, tellement dans le lune qu’elle se retrouve avec du cappuccino sur sa robe.

Pauvre Paulette…

Pourtant Paulette, c’est nous tous. Nous pensons et nous pensons trop. Notre tête est le véritable royaume du bavardage. Un entremêlement de pensées diverses et particulièrement génératrices de soucis, de doutes, d’inquiétudes, d’immobilisme parfois.

Nous pensons, plus que nous vivons.

Retour en arrière…

Lorsque tu étais enfant, et que tu jouais aux lego, t’arrivait-il de penser à ce que tu allais faire dans les minutes suivant ce moment merveilleux de création de maison en plastique?  Non. Tu jouais, tu vivais.

La pleine conscience, permet de récupérer cet état, d’apprécier la vie sans se soucier.

Et elle permet aussi une chose extraordinaire: s’apprecier soi, et vivre pour soi.

Fini les pensées à la Paulette, bonjour le moment présent! Enfin, « fini » c’est vite dit, disons que cela apaise considérablement les pensées, et que l’on accorde à notre cerveau d’apprecier le moment, l’état dans lequel on est.

Dans un contexte de connaissance de soi, la pleine conscience est particulièrement intéressante.

Focalisée sur l’émotion de joie, elle permet d’adopter l’attitude d’un Sherlock Holmes à la conquête de ce qui le rend Joyeux au quotidien. C’est d’ailleurs ce que je conseille d’appliquer lors des accompagnements, et ça fait des miracles!

(Tu as remarqué ma référence aux Sept Nains de Blanche Neige? )

On est là dans le présent à observer, ce qui autour de nous et en nous, nous rend heureux, vivant, content de vivre. On accorde une attention toute particulière à nos mouvements, nos actions, en se demandant, grâce à un état de pleine conscience ce qui nous met en joie, ce qui a du sens pour nous.

La pleine conscience est un outil magique, que l’on peut employer pour beaucoup de choses…

 

Mais revenons à Paulette. Je sais que tu attends la fin de l’histoire, et je ne souhaite pas te faire attendre trop longtemps.

 

Paulette leva la tête, le visage encore marqué d’exaspération. Elle regarda le serveur, regarda sa robe, regarda le serveur, regarda le patron, et enfin elle regarda le bistro.

Cet endroit devenu tout d’un coup silencieux, face à cette catastrophe planétaire.

Des murs rouges, des canapés en cuir marrons, des chaises rouges et beiges. Une légère odeur de café teintée du piquant d’une pinte de bière (ou plusieurs, vue l’heure qu’il était).

Elle se sentait rougir… Malaise… Paulette tellement absorbée par ce drame qui est le sien, ne remarqua même pas le serveur qui essuyait sa robe d’un revers de torchon.

« Toutes mes excuses mademoiselle » 

Ce n’était pas ce coup de torchon qui la rendait mal à l’aise (quoi que, avec tous ces visages tournés vers elle). Non. C’était de se rendre compte qu’elle était partie ailleurs… Si elle n’était pas partie en voyage elle aurait pu éviter cet embarras.

« Euh, ce n’est pas grave, laissez, de toute façon, je ne peux pas rester' »

Elle se retourna si vite, que sa robe vola à travers les effluves du bistro, lui donnant un air de cape de super héroine.

« C’est décidé » se dit-elle « Je change! »

 

Et toi, ca donne quoi la pleine conscience?

 

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