« Je freine à démarrer un nouveau projet » Que faire ?

Publié par Iris le

Si comme Paulette tu as précédemment essayé de monter un projet, professionnel ou non, que celui-ci n’a pas fonctionné comme souhaité et que, aujourd’hui tu freines à en redémarrer un nouveau, cet article est pour toi !

Te souviens-tu de Paulette ? Nous l’avions rencontrée dans un précédent article que tu peux relire ici.

Reprenons la suite de ses aventures.

« C’est décidé, je change ! » s’était-elle dit une fois sortie du bistro. Mais changer quoi ? Sa robe ? Non ses pensées. Trop encombrées par ce qui se passait à cet instant, voir pire, ce qu’il s’était passé les mois auparavant… Je ne sais pas si je peux t’en parler, tellement c’est gênant pour elle.

Bon, elle me dit à l’oreillette, que je peux mais « discrètement s’il te plait ».

Deux ans auparavant, la voilà qui dévale l’escalier du métro, un sourire géant aux lèvres, elle venait de trouver son idée !

Son idée de création d’entreprise.

Elle souhaitait être freelance, avec une idée toute particulière, celle d’aider les autres à trouver l’objet de décoration, qui colle parfaitement à leur personnalité, pour les aider à aller mieux.

« C’est risqué » avait dit l’un, « Vas-y lance-toi » avait dit l’autre, « Qu’est-ce que tu attends ? » avait demandé l’une.

Tellement propulsée par son envie et ses idées qui affluaient, que Paulette, se lança dans la création de cette idée.

Première étape : le blog

Deuxième étape : les réseaux sociaux

Troisième étape : les premiers clients

 

Elle n’avait aucunes idées de comment lancer un business mais elle était certaine qu’avec de l’entrain et sa personnalité, elle y arriverait.  D’ailleurs, c’est ce qui lui semblait lire dans le développement personnel.

En entrant dans le bistro, ce soir où un capuccino fini sa course folle sur sa robe bleue, c’étaient d’autres pensées qui affluaient.

Paulette, n’avait pas réussi son pari.

Son entreprise ne décollait pas malgré toute sa bonne volonté, et quelques clients à la volée.

Ce soir-là, elle s’était décidée à recommencer d’une autre manière, un projet plus construit, plus détaillé, mais… Une peur plus grosse que son envie faisait son apparition : la peur de l’échec. Terrible sensation, que celle de l’immobilisme face à la peur de…

C’est ce que ressentait Paulette à ce moment-là. Peur que ses rêves ne fonctionnent pas, encore une fois …

 

Si j’avais Paulette en face de moi, voici ce que je lui dirai. Car j’en ai eu des cas comme Paulette, et j’en aide encore aujourd’hui.

 

Comment faire pour démarrer un nouveau projet lorsque le premier n’a pas marché (comme souhaité) ?

 

  1. Voir cet ancien projet comme un enseignement et non comme un échec

Dans la majorité des cas lorsque l’on pense à un projet qui n’a pas fonctionné, comme espéré, nous n’avons que cette phrase en tête « ça n’a pas marché ». On passe notre temps à se focaliser sur les points qui n’ont pas fonctionné. Cela engendre tout un tas de pensées limitantes, qui au fil du temps deviennent des croyances : je ne suis pas capable, qui suis-je pour espérer cela ? Ça ne sert à rien etc…

S’en suivent les doutes, les frustrations, les colères, les peurs et l’immobilisme, on procrastine, on avance à reculons.

Et on se met en colère de nouveau, parce qu’on avance pas etc… etc… Sacré cercle vicieux !

Ressasser ce qui n’a pas marché n’aide pas ! Et tu t’en rends bien compte.

L’objectif est donc de basculer notre mode de pensée, pour que ces expériences deviennent de sacrés points positifs, qui nous aident à avancer, plus qu’elles nous plombent.

  • Ce que tu as précédemment fait est un enseignement, une expérience qui te sert pour tes futurs projets.

Retiens bien cette phrase, note-la, lis-la tous les jours pour t’en imprégner.

 

  1. Foncer

Il n’y a pas de miracles, pour sortir d’un cercle vicieux, d’une situation, d’un mécanisme intérieur, la seule solution est de foncer, d’être dans l’action.

Lire des bouquins, papoter à droite à gauche, gagner en connaissances, ne te sert à rien si tu ne mets pas en actions ce que tu as appris.

Les peurs, le manque de confiance en soi, on les a tous, mais pour les déloger, il faut sortir de sa zone de confort et oser passer à l’action. Je sais, cela rajoute encore un tas de peurs, mais une fois que c’est fait : c’est fait.

Rappelle-toi à l’école lorsque tu devais passer un oral, tu avais une peur monstre au départ, mais les premiers mots lancés, la peur s’en allait aussitôt.

Il en est de même pour un projet de vie.

 

  1. Foncer, mais en s’y préparant correctement

Foncer à l’aveuglette sans fondations, nous fait bien souvent trébucher. C’est comme enfiler ses chaussures sans faire les lacets proprement, on risque de marcher dessus à un moment donné. Nos projets ? C’est la même chose.

Alors avant de foncer vers un nouveau projet, on va créer ses fondations, et pour cela nous allons mettre en évidence les anciens projets qui n’ont pas marché (selon toi, car selon moi tout marche, c’est une question de point de vue).

  • Identifier ses peurs

C’est un fait, lorsque nous n’atteignons pas nos objectifs, nous alimentons nos peurs, surtout si celles-ci sont nourries depuis bien des années comme la confiance en soi.

Je me suis rendue compte en accompagnant des personnes vers la construction d’une vie sur mesure, que nous n’arrivons pas à identifier nos peurs. Elles ressemblent dans notre esprit à une foule de cris incompréhensibles, qui nous assaillent sans arrêt.

La peur est une émotion, lorsque nous ressentons les peurs comme une foule de cris, c’est que nous ne prenons pas suffisamment conscience de nos émotions.

J’invite donc à décortiquer nos peurs, à les classer de la plus présente, à la moins présente, pour décharger le mental. Cela revient donc à aller côtoyer ses émotions.

Se rendre compte de la peur principale permet d’être focus sur un point précis. Au lieu d’imaginer que notre peur c’est ça ou bien ça, on sait déjà sur quelle base partir. Cela permet d’être clair vis-à-vis de soi, et de commencer à identifier les freins d’un nouveau projet, en l’occurrence nos peurs.

Attention : identifier, ne veut pas dire s’engluer dedans en ne pensant qu’à cela, et en se mettant la pression qu’il faut absolument bosser sur ses peurs. Je rappelle que c’est par l’action que les peurs s’amenuisent, et justement l’action tu vas y aller, donc les peurs les plus coriaces, partiront d’elles-mêmes (au fil du temps, et selon la volonté de chacun, pas de solutions miracles ici).

  • Ton ancien projet est une force

Dans cette partie, tu vas te montrer à toi même que ton ancien projet est une force, et qu’il t’apporte tout un tas d’enseignements pour commencer un nouveau projet (ou toujours le même) sur des bases plus saines.

Pour se faire, rien de mieux que le bilan.

Le bilan sur quoi ?

Sur ce que tu n’as pas fait et ce que tu as fait.

Au fond de nous, on sait que certaines choses dans le domaine entrepreneurial sont à faire, mais on ne les fait pas pour telles raisons, croyances, flemmes… Faire un planning détaillé, une to do list, prendre connaissance de notions juridiques et fiscales etc…

Les idées aussi en prennent pour leur grade : une idée en tête qu’on laisse mijoter et que l’on oublie…

Tu vas commencer par lister tout cela, toutes ces choses que tu n’as pas fait concernant ce projet passé ou actuel (pour l’améliorer).

Le but n’est pas de te flageller inutilement (on le fait déjà assez), mais comprendre ce qui manque à un projet pour grandir.

Cette liste d’actions, que tu n’as pas fait, va te servir pour comprendre, ce que tu dois faire pour solidifier les bases de ton nouveau projet. C’est une nouvelle structure que tu mets en place, car ce que tu n’as pas fait précédemment tu vas le mettre en action.

Dans un deuxième temps, tu vas lister tout ce que tu as mis en place pour ce projet, comme des publications sur les réseaux sociaux, des demandes de partenariats, des publicités etc … Pour te valoriser, avoir la fierté d’avoir osé mener quelque chose et t’amener à aller vers une amélioration.

Le monde va vite, tout se développe, les nouvelles technologies certes, mais l’entrepreneuriat aussi, et si l’on veut vraiment garder sa place de freelance, de thérapeute, de coach, dans un monde qui en compte de plus en plus, c’est une réelle manière d’être et de faire qu’il faut acquérir.

Suite à ces lignes, tu te demandes surement comment on fait ? Comment savoir si on a trouvé la peur principale ? Comment savoir ce que l’on a fait ou pas fait précédemment ?

Tu te doutes, je ne peux pas tout mettre par écrit, d’ailleurs tout ceci dépend de beaucoup de facteurs dont les personnes que j’ai en face de moi. Tu peux demander un accompagnement pour avoir un « diagnostic » précis, personnalisé et un plan d’action sur la durée pour faire grandir ton projet, plus d’infos ici.

Iris

***Tout partage est bienvenu si le texte n’est ni tronqué, ni plagié et que la source (url du site) est clairement citée***

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