Une histoire de confiance

Une histoire de confiance

Je me souviens qu’il y a encore quelques mois j’en avais marre d’avoir des choses à guérir et à libérer. Je vous partageais une prise de conscience, qui était celle que je n’acceptais pas d’avoir à apprendre davantage, même si mentalement je savais que la vie n’est qu’apprentissage. Ma part blessée concevait cette notion d’apprentissage d’une autre manière : apprendre sans avoir à passer par des expériences que je concevais, inconsciemment, insécurisante, donc comme un danger.

Ces derniers jours, une suite de cette prise de conscience a pointé le bout de son nez.

J’ai grandi avec un manque de confiance assez coriace, encore bien présent, j’ai souvent eu des reproches enfant que je ne faisais pas assez, pas comme il faut les choses (ou peut-être que j’en ai eu peu, mais mon enfant blessé les voit comme importants).

L’amorce d’un développement personnel et spirituel me faisait inconsciemment miroiter que les choses aller changer que je serai enfin soulagée de ne pas avoir à essuyer des reproches et à me sentir comme une merde. Peine perdue, cette sensation a été réveillée de nombreuses fois.

Toutes ces fois où l’on me faisait comprendre que j’avais à travailler sur tel ou tel aspect, je niais, je ressentais de l’injustice, de la colère, tous mes espoirs d’être enfin passée à autre chose étaient démolis. J’avais donc une attitude de fuite, de déni, de rejet, de ce que l’extérieur me montrait, jusqu’à oser me dire que c’étaient les autres qui s’inventaient des choses ou qui projetaient sur moi leurs propres blessures.

La réalité était toute autre, je n’acceptais tout simplement pas le fait que je me voyais comme une merde et que j’étais en grande insécurité vis à vis de moi-même.

Ce non amour de moi, cette non confiance en moi, est aujourd’hui en voit de guérison grâce à une meilleure connaissance de mes propres schémas.  Le fait d’avoir à bosser sur soi de nombreuses fois et parfois de façon intense, n’est pas une punition. Nous nous infligeons nous-mêmes cette punition lorsque nous sommes dans une non acceptation de ce qui vit en nous, lorsque nous nions, rejetons, ce que l’on ressent en soi ou ce que l’extérieur nous montre de nous.

Ce qui m’a aidé dans ce processus est de trouver ce qui rassure mon enfant intérieur blessé, en lui disant que tout va bien, que ce n’est rien. Cela pour me donner du courage de vivre ce moment et de m’ouvrir à ce qui vient après : la libération. Lorsque j’en ai besoin, je me recroqueville avec un coussin, sous une couette, je m’allonge et je respire lentement, en pensant à ma part blessée, mon enfant intérieur et en lui disant que ça va aller, que ce n’est pas si grave.

Dans ce processus de consolidation de sa propre sécurité, je regarde aussi souvent ce qui me rend fière, ce qui valorise ma confiance en moi. L’extérieur m’aide aussi beaucoup dans ce processus car il révèle également ce que je ne vois pas me concernant. Le manque de confiance, et le fait de se voir comme une merde nous occulte de nos qualités, qui deviennent pour nous des choses imaginaires, on ne s’autorise ni à être quelqu’un de bien ni à avoir des failles. Pourtant les deux vivent en nous, et lorsque nous osons les mettre en exergue, la vie et l’amour en nous prennent place, car plus rien n’est caché, tout est là pour être libéré.

Iris

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