La spiritualité new-age, c’est quoi? Qu’est-ce que j’y mets?

Publié par Iris le

La spiritualité new-age, je l’ai côtoyée pendant 5 ans en propageant ses paroles et en exerçant selon son idéologie. Il y a environ un an, en voyant certains comportements extérieurs, j’ai commencé à me poser des questions. J’ai amassé beaucoup de réflexions personnelles avant de dire stop. S’en sont suivis des mois de remises à plat, que je relate dans cet article : Stop à la spiritualité new-age

Ce présent article a pour but de t’expliquer comment je conçois la spiritualité new-age quels sont les travers que j’ai vu. Ce texte est évidemment personnel, les propos ne sont propres qu’à moi et ne sont en aucuns cas une vérité absolue, je t’invite donc à t’ouvrir à ton esprit critique (critiquer n’est pas juger, mais réfléchir et remettre en question, approfondir).

Qu’est-ce que la spiritualité new-age ? Du moins, qu’est-ce que j’entends par ce terme ?

Le terme « spiritualité », ce que j’y mets

La spiritualité englobe pour moi toutes les traditions anciennes, leur mode de vie et leurs sagesses : le bouddhisme, le taoïsme, l’hindouisme, le chamanisme sibérien puis amérindien, le druidisme etc…

Il y a des traditions anciennes sur tous les continents, et nombreuses sont celles qui transmettent des mêmes valeurs, mais avec de symboliques et des représentations imagées différentes, qui correspondent à leur culture.

De ces traditions anciennes émanent les notions de sens et de connexions, une connexion à soi en tant qu’humain et une connexion à son environnement, la nature, le cosmos…  C’est tout simplement, une connexion à la vie à l’intérieur de soi, qui danse avec la vie à l’extérieur de soi.

Ces traditions anciennes ont un autre mode de pensée et un autre mode de vie, que ceux que l’on instaure dans les mondes occidentalisés de surconsommation, de prise de pouvoir et de quête acharnée d’excellence, que l’on connait depuis des centaines d’années.

La spiritualité est à mon sens bien plus simple que les concepts que l’on crée de nos jours, sous couverts d’être « inspirés » des sagesses anciennes. J’y vois surtout des sagesses anciennes transférées de manière dénaturées dans un mode de vie et de pensée à l’opposé de ceux qui les ont vu naitre.

Le new-age, comment je le conçois

Un concept qui se veut être teinté de traditions

C’est une idéologie qui pour moi adapte les traditions anciennes à sa sauce en injectant d’autres croyances et concepts, pour faire entrer cette spiritualité traditionnelle dans le moule de la société actuelle.

Le concept de new-age émerge une décennie, environ, après la Seconde Guerre mondiale par des populations qui sont en quête de sens et qui espèrent faire naitre un « nouveau monde ».

Un nouveau monde à l’opposé de la surconsommation grandissante au moment des Trente Glorieuses. On fait face à la naissance de mouvements de contre-culture comme le mouvement hippie, nés dans les années 60 aux Etats-Unis, qui s’épanche outre atlantique, en apportant avec lui ses croyances et modes de vie.

Alors que l’ouverture vers la spiritualité était finalement une quête de sens individuelle et collective, et d’amener le monde à plus de sens et de valeurs holistiques, le new-age se transforme en diverses combinaisons de traditions ancestrales, d’ésotérisme et de paranormal, de développement personnel et diverses pratiques holistiques…chacun y allant de son interprétation et explication personnelles. 

Au fil du temps, émergent d’autres notions telles que l’ère du Verseau, l’âge d’or, ascension et autres pratiques, termes et concepts…  

Flammes jumelles, aura, chakras, channeling, guides spirituels, cartes oracles, maitres ascensionnés, être de lumière, travailleurs de lumière, âmes sœurs, vies antérieures, anges,  cinquième dimension, reptilien, êtres des étoiles,  êtres de la nature, les cristaux….

Tous ces termes sont pour moi du new-age.

Ils sont à mon sens inventés, et viennent d’interprétations diverses et variées des textes anciens (la fameuse manie de l’humain à vouloir tout comprendre, tout définir, tout mettre dans des cases).

Certains prétendent que ces concepts sont issus des sagesses anciennes, je vois surtout une surinterprétation, une sur-traduction et une sur-explication des textes anciens, donc rien d’objectif, et rien de concret.

Il suffit de prendre l’exemple du 21 Décembre 2012, pour voir comme il est facile d’interpréter des symboles datant de plus de 2600 ans en arrière [1] et de faire une fake-news.

Faisons-nous la même chose avec d’autres traditions anciennes pour colorer le new-age ? Je pense que oui.

Les personnes qui sont dans la spiritualité et qui propagent certaines paroles ne sont ni ethnologues, ni anthropologues, ni archéologues… et se contentent de faire des copiés collés de ce qui existe sur le net, sans chercher la source de leur propos.

Les discours disant que des concepts new-age viennent de telles traditions, ne reposent sur rien de matériellement vérifiable. Les ressentis individuels venant de l’intuition ne sont pas non plus des apports d’informations objectifs et sont sources d’innombrables interprétations, chacun y allant de son interprétation et explication personnelles, je le rappelle.

Je rappelle aussi que les civilisations anciennes usaient beaucoup de la symbolique et de la transmission orale pour transmettre des valeurs de vie… plusieurs siècles plus tard il est bien difficile de savoir quels mots exacts étaient employés par ces populations. Dans ce cas là on est dans l’hypothèse et non la théorie.

Un concept avec ses propres croyances et langages

Dans le new-age c’est tout un système et un fonctionnement qui se mettent en place autour de ses concepts, la façon dont ils sont structurés, dont ils sont utilisés, perçues, crus, la manière dont on s’en sert et dont ils sont incorporés dans notre société et notre mode de pensée.

Parmi ces concepts, il y a en beaucoup qui sont pour moi inventés pour faire vendre (plus ça parait beau et fantastique, plus cela fait voyager les gens, et plus ça vend… Disney, Harry Potter des exemples parmi tant d’autres).

Quelques exemples de croyances new-age :

Dans le new-age on croit que certaines entités existent et sont là pour nous aider comme les guides spirituels, les maitres ascensionnés, les êtres de lumière, les anges…

On pense que l’on est sur terre pour avoir une mission de vie, atteindre la plus grande version de soi, dépossédée de son égo, pour devenir lumière, ascensionner et aller vers l’ère du Verseau.

On croit aux capacités extrasensorielles de l’être humain, qui d’ailleurs ascensionne par l’apparition de ces dernières. On sait parler aux défunts, nettoyer la terre, équilibrer les énergies, on canalise les guides et autres entités comme Jésus, on croit à son magnétisme, à sa capacité d’avoir un flux énergétique qui guérit tout, même le cancer (oui, oui j’ai déjà entendu certains me dire ça…).

On pense que l’on est incarné sur Terre car on a la mission de la nettoyer, la soigner, et de faire évoluer la race humaine. On croit que l’on doit partir à la recherche de sa mission de vie, à tout prix par peur de rater sa vie, sa destinée.

Dans cette incroyable épopée de sa lumière intérieure, et de son taux vibratoire élevé, on cherche également sa flamme jumelle sa moitié, le couple divin suprême qui va de pair avec le fait d’ascensionner et d’être un être de lumière qui accompli une mission dans l’amour inconditionnel.

Les énergies sont extrêmement présentes, on parle de lumière, de portail énergétique, d’énergies de lune etc… Des énergies d’aide elle-aussi présentes pour aider les humains à s’éveiller et à ascensionner vers la lumière.

De ces concepts, je ne suis pas en train de dire qu’ils n’existent pas, je ne suis pas Dieu, je ne sais pas tout et ce n’est pas l’objet de cet article.

Cet article est là pour alerter sur les conséquences du fonctionnement et des discours new-age, sur un humain lambda vivant dans un monde occidentalisé depuis des siècles. 

Car de tels discours incorporés et amplifiés dans notre monde actuel, avec son mode de vie et son mode de pensée…. Font des dégâts…

Cela a fait des dégâts chez moi et cela a aussi fait des dégâts chez d’autres personnes que je connais …

Mais je n’ai pas l’envie de mettre un warning pour rien alors, voici dessous, les dessous du new-age et les conséquences que j’ai expérimentées et vues chez d’autres.

Avant cela… Petit retour dans le monde dans lequel nous vivons.

Surconsommer/ posséder

Post Seconde Guerre mondiale, l’économie fait peau neuve, le pouvoir d’achat augmente, de nouvelles technologies pour soulager les ménagères apparaissent… C’est le temps de la surconsommation et du développement du markéting intensif pour pousser à l’achat. Une surconsommation toujours présente aujourd’hui, on a pris l’habitude d’acheter et de changer un objet dès qu’il commence à devenir passé de mode… Le temps de la consommation pour posséder toujours plus et être toujours plus à la pointe, est toujours présent (même dans la spiritualité, c’est cocasse !)

Le tout, tout de suite …

 Ce qui est bien avec cette surconsommation, c’est que lorsqu’il y a achats (et donc demandes), il y a l’offre qui apparait et donc l’objet. Un objet toujours mieux que le précédent, qui apparait de plus en plus vite… On achète donc toujours plus, et on peut l’avoir tout de suite, en un clic sur son canapé, livré le lendemain.

Être le meilleur

C’est bien connu, sur les pubs télés et dans les magazines, tout le monde est beau. Au fil du temps se développent des archétypes de la femme et de l’homme modernes qui engendrent du fantasme et une idéalisation du soi. On souhaite être plus beau, être plus intelligent, plus riche, celui qui possède le plus et si possible dernier cris…  

Le plateau d’argent

On n’a plus à réfléchir, tout est décidé pour nous. Les pubs nous disent quoi porter, quoi manger, les infos nous disent qui voter, comment penser… Nous n’avons rien à faire c’est le plateau d’argent qui se crée, sans qu’on l’ait demandé, tout est à notre disposition sans effort.

La hiérarchisation, donner son pouvoir à un autre

Il y a le décideur et l’exécutant, le chef et les salariés, les parents et les enfants, le dominant et le dominé…

Ces quelques points pour résumer certains modes de fonctionnement de notre société actuelle. On a tous remarqué certains travers de notre société, mais ce que l’on remarque moins c’est que ces travers sont devenus des habitudes de fonctionnement de pensée, inconscientes… qui lorsque mélangés aux discours new-age donnent des conséquences que j’énumère ci-dessous : 

Le mariage entre le new-age et notre société actuelle, ça donne quoi ?

(Nota Bene : le discours ci-dessous n’est pas propre au new-age, on peut transposer notre mode de fonctionnement personnel et collectif à tout domaine que l’on entreprend… Je t’invite à ouvrir l’œil).

J’aimerai revenir sur ce qui nous fait aller vers le new-age. La spiritualité new-age répond à une quête de sens.  La majeure partie des personnes qui s’intéressent à ces sujets y sont arrivées à cause d’un mal être intérieur et le fait de ne pas trouver sa place… On cherche autre chose que ce que l’on connait déjà et que l’on balance dans la case « me fait du mal, vite vite que je le fuis ». Pour certains, c’est la fuite d’une réalité, d’une vie, d’un soi désagréable qui les fait entrer dans un new-age aux grands espoirs d’un monde meilleur et extraordinaire.

Pour cette partie, je prends certains termes et concepts new-age, que je mets en parallèle avec notre fonctionnement actuel, pour détailler le résultat dont je me suis aperçue.

Les cartes oracles, les encens, les cristaux, les bols tibétains etc… (tout ce qui se consomme)

En spiritualité new-age, est prôné le discours d’un nouveau mode de vie, plus respectueux, une consommation plus responsable… mais cela n’empêche pas les nombreux achats spirituels que l’on fait : cristaux, cartes oracles etc…

On a beau vouloir sortir de la surconsommation en achetant des objets à tout va, lorsqu’on achète des cartes, des cristaux on est encore dans la surconsommation…

On achète des oracles dès qu’il y en a un nouveau trop beau qui sort, on achète des pierres, parce que c’est trop beau et ça soigne. On le fait également parce que tout le monde le fait  dans le new-age (je te renvoie ici à la notion d’appartenance à un groupe [2] ).

Pour plonger encore plus dans l’incohérence de l’être humain, je reviens sur les cristaux.

Les cristaux sont très à la mode. Les personnes qui en vendent sont de plus en plus nombreuses, les personnes qui en achètent aussi, et sous différentes formes. (La demande augmente fortement et donc l’offre aussi, mais pour quelles conséquences ?)

Ce qui est aussi très à la mode c’est de faire des méditations pour la Terre, pour lui envoyer de bonnes ondes et la guérir énergétiquement… sauf que… en achetant des cristaux tu fais tout le contraire. Tu participes à la destruction de la Terre plus qu’autre chose.

Plus tu achètes des cristaux, et plus les gisements de la Terre sont exploités (plus il y a de la demande et plus il y a de l’offre, rappelles-toi). Les cristaux sont des minéraux qui mettent des millions voir des milliards d’années à se former, et nous, pour notre petit plaisir, on en fait une collection …

Ceci est un premier exemple de dissonance cognitive[3], on pense certaines choses, mais nos actions révèlent le contraire. Pour effectivement sortir de la surconsommation, il faut, à mon sens, remettre en question chaque achat que l’on fait en se demandant quelles conséquences cela a ? Pour savoir les conséquences on a le devoir de s’informer pour se libérer des dictats spirituels new-age (il faut acheter des cristaux et des cartes oracles, ça fait bien) pour concrètement faire des actions qui vont dans le sens de ce que l’on pense.

Ca, c’est aller vers le changement (selon mon point de vue).

Comme le disait Gandhi « soit le changement que tu veux voir dans le monde ».

Guides spirituels, maitres ascensionnés, anges etc…

En spiritualité, il y a des entités bien plus évoluées que nous qui sont là pour nous guider et nous aider. C’est chouette, ça soulage, on ne se sent plus tout seul… top…. Sauf que mis en perspective avec notre mode de fonctionnement intérieur et notre mode de pensée, on revient toujours au système de hiérarchisation, dominant, dominé, et le fonctionnement de vouloir tout sur un plateau.

« Guide », « maitre », « ange » ce sont des mots qui positionnent l’entité en question sur un piédestal et on attend beaucoup de celle-ci notamment le plateau d’argent.  

Peut-être qu’il y a des entités qui sont là pour nous seconder, mais selon le terme que l’on emploie pour les qualifier et la manière dont on traduit leur rôle, cela amène à quelques équivoques quant à la manière dont nous, nous avons à nous positionner par rapport à cela.

« Mais que pensent les guides ? », « est-ce que ce choix est le bon ? », « j’ai envie de, mais est-ce vraiment j’ai le droit de le faire ? », « si je n’écoute pas les guides, est-ce que je vais me planter ?».

Oui, on en est là… J’ai moi-même utilisé ces phrases, j’ai entendu beaucoup trop de personnes les utiliser aussi…

Cela crée quoi en nous ?

Ces termes alimentent encore plus les notions de « dominant/dominé » et « du plateau d’argent ». Ces guides/ maitres doivent tout nous dire sur notre vie, un peu comme un média ou un gouvernement. Ils doivent nous dire si nos choix sont les bons, ce qui enlèvent considérablement notre propre pouvoir décisionnel dans notre propre vie. Voir pire, on se diminue, pour donner pleins pouvoirs à ces guides/maitres, en se positionnant en dominés face à des dominants.  

Enfants on se référait aux parents quant à nos choix, adultes on se réfère à des soit-disants guides dématérialisés concernant nos choix perso… notre propre vie.

Pour couronner le tout, le new-age défend la notion de récupérer sa lumière et son propre pouvoir… C’est à en créer de la confusion ! On doit récupérer notre propre pouvoir, ou on doit écouter les guides ?

Personnellement j’ai préféré ne plus écouter les guides pour m’écouter moi, ça marche bien mieux. Les décisions sont prises plus rapidement, et je gagne en confiance en moi. Cela me force à mieux m’écouter, écouter mes ressentis pour comprendre comment moi je fonctionne, quelle est ma boussole intérieure.

Je n’écoute pas mes ressentis pour savoir si un tel dit juste, je n’ai pas la prétention de savoir mieux que les autres. Si je veux comprendre le monde, je vais à sa rencontre et je m’instruis, je ne devine pas et je ne demande pas à un autre de penser à ma place. J’attends beaucoup moins d’approbation extérieure et ça soulage considérablement l’esprit.

Mission de vie, travailleur de lumière …

En spiritualité new-age, on parle de mission de vie, et on se qualifie de « travailleur de lumière » lorsqu’on pense avoir trouvé celle-ci ou que l’on exerce une profession dans l’énergétique etc… en ayant comme but de faire évoluer la planète.

Dans notre société l’excellence et être toujours plus que ce que l’on est, est monnaie courante.

Se dire que l’on a « une mission » et qu’en plus on est « travailleur de lumière » favorise cette recherche d’excellence, qui conduit à une idéalisation du soi et la recherche d’une personne qu’on n’est pas.

Chez les personnes qui ne s’aiment pas et qui sont en fuite d’elles-mêmes, l’existence des termes tels que « mission de vie » et « travailleurs de lumière » les déconnecte de la personne qu’elles sont, en les faisant espérer être quelqu’un d’autre ce qui les empêchent de s’aimer pleinement.

Ces termes les font miroiter sur une autre existence personnelle possible (c’est la petite fille qui rêve de devenir une princesse, on est dans le même cas de figure). Ces personnes espèrent être plus qu’elles ne sont, pour échapper à leur mal-être intérieur. J’aimerai vraiment que chacun puisse voir à quel point on est formidable comme on est, pas besoins de supers pouvoirs ni d’avoir une « mission ».

D’ailleurs le mot « mission » revenons-en.

C’est pour moi le terme parfait pour éveiller en nous l’archétype du sauveur (Cf le triangle de Karpman[4]). Surtout que dans le terme « mission de vie » sont recensés toutes les activités en lien avec le fait d’aider les autres, les aider à ascensionner et aider la planète… Le sauveur c’est celui qui se doit d’aider les autres à aller mieux, donc celui qui pense savoir mieux que la personne concernée ce qui est le mieux pour elle.

Le sauveur peut donner des conseils quand on ne le lui a pas demandé. Il peut aussi dire à une personne que son choix n’est pas le bon, parce qu’il ressent que ce n’est pas ce qu’il faut pour elle…

Si en plus le thérapeute sauveur à des capacités de ressentis, se dit medium et contacte les guides… Il peut se donner à cœur joie dans l’archétype du sauveur en créditant ses discours comme venant des guides ou toute autre entité supérieure (les dominants suprêmes, ceux qui savent tout sur notre vie et le chemin à prendre).

Si la personne qui a besoin d’aide, cherche en plus un sauveur, on tombe facilement dans les rôles du dominant et du dominé (attention, également, à ne pas tomber dans la manipulation perverse, ca existe, même chez ceux qui se disent être bienveillants).

Un bon accompagnant est pour moi une personne qui accompagne (ce n’est pas guider) et ne conseille pas l’autre sur ce qu’il pourrait faire mais l’accompagne dans la recherche de ses propres solutions. Un bon accompagnant redonne à la personne ses pleins pouvoirs et son libre arbitre. Je reviendrai dans un prochain article, sur ma vision de l’accompagnement.

Flammes jumelles, enfants indigos, poussières d’étoiles…

L’idéalisation du soi se retrouve aussi dans les termes tels que flammes jumelles. On idéalise une relation, on recherche l’excellence sentimentale, jusqu’à pousser certains à partir en investigation de flammes jumelles, savoir si la personne rencontrée, en est bien une, parce qu’on ressent des trucs bizarres…On cherche l’extraordinaire dans tout, même dans les relations sentimentales. Et si on appréciait juste une relation et la personne pour ce qu’elles sont ?

Même chose pour les termes enfants indigos, cristal, arc-en-ciel… On idéalise une personnalité, on espère en faire partie, parce que cela éveille certaines choses en nous, comme le fait d’appartenir à un groupe, parce qu’on ne sent pas à notre place habituellement… Hors contexte new-age, on retrouve la même chose avec le terme « haut potentiel » et ses dérivés. La fameuse tendance de l’humain à vouloir entrer dans des cases, encore et toujours…

Energies de lune, portails énergétiques…

Le new-age voue un culte à tout phénomène astronomique, qui selon les croyances sont chargés d’énergies. Des énergies sensées agir sur nous pour nous aider dans notre ascension. Les personnes spirituelles new-age attendent de ces phénomènes qu’ils nous débarrassent de nos fardeaux pour avancer.

En y regardant de plus près, c’est normal de vouloir croire à cela, tant les discours sont nombreux en ce sens. Entre médium et personne qui font la même chose que les autres (copié-collé comportemental), on se retrouve avec une flopée de texte annonçant ce que les énergies de la lune ou d’un portail énergétique nous apportent (je ne critique pas je l’ai fait aussi).

Il est donc facile pour une personne en besoin, qui n’est pas bien avec elle-même et qui cherche un sauveur, de poser ces espérances dans ces phénomènes.

Ce n’est que mon avis mais c’est jouer (involontairement) avec la détresse des autres, que de parler d’un phénomène salvateur dont on ne connait pas l’existence exacte, (pareil pour les guides, maitres etc…) On appuie inconsciemment sur les mécanismes du dominé/dominant (on attend que les énergies nous sauvent), et sur la notion du plateau d’argent (on attend que les énergies nous sauvent tout de suite et de tout, sans lever le petit doigt).

Pour conclure 

La spiritualité new-age est cette idéologie née après-guerre de contreculture sous couvert de créer un « monde nouveau ». Une idéologie toujours présente de nos jours, et qui se développe à travers l’apparition de concepts esotérico-paranormals dans le but de propager l’extraordinaire au service d’une humanité perdue. L’existence réelle de ces concepts/croyances n’est pas vérifiable et ne peut l’être sous couvert de « ressentis » et de traditions anciennes . La question du ressenti est d’ailleurs à explorer. Sommes-nous capables d’influencer notre cerveau parce qu’on veut croire et ressentir quelque chose ? C’est un point à prendre en compte sachant que nous ne connaissons pas encore tout le fonctionnement du cerveau.

Cette idéologie new-age s’installe dans un environnement culturel, un mode de vie et de pensée établis depuis des centaines d’années, qui évoluent de manière inconsciente et automatique. Le new-age nourrit donc certains mécanismes occidentaux (si ce n’est tous, c’est à voir) comme le principe de dominé/dominant, de surconsommation, de chercher les réponses à l’extérieur de soi, d’avoir tout, tout de suite, de suggérer une idéalisation du soi…  Et bien d’autres. Cela a pour conséquences de voir des personnes qui attendent d’être sauvées, qui cherchent les réponses dans des oracles, des guides spirituels et autres « personnes/objets » tiers, de quoi propager des minis sectes sans qu’on s’en rende compte…

Ci-dessous quelques liens à titre d’information

***Tout partage est bienvenu si le texte n’est ni tronqué, ni plagié et que la source (url du site) est clairement citée***

[1] http://www.jqjacobs.net/mesoamerica/meso_astro.html#calenders

[2] http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2009.jumageldinov_a&part=165820

[3] https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/psychologie/festinger-et-la-psychologie-de-lincoherence-9366.php

[4] https://www.unil.ch/dialog/files/live/sites/dialog/files/shared/Documentation/Triangle_Dramatique_DialogUNIL.pdf

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